Rémanence

Démarche

Rémanence

Ces portraits ont été réalisés auprès de personnes suivies en soins palliatifs, à « La Maison », à Gardanne. Voici comment tout a commencé

Hafida est la première personne pour laquelle j'ai réalisé un portrait.

Elle m'avait été présentée par le docteur C. Georgantelis qui officiait dans un établissement de soins palliatifs, « la Maison » à Gardanne. Afida aurait aimé avoir un portrait d'elle. Je proposai d'aller à sa rencontre non par défi, ni par charité, mais sa volonté d'avoir une image différente de la manière dont on la percevait me faisait écho.

En compagnie du docteur, je pénétrai avec circonspection dans un univers que je ne connaissais pas. Un univers où le combat est différent.

Marquée par ses pathologies et avec des difficultés à se déplacer, je découvrais une personne plus intimidée que je ne l'étais, et reconnaissante que je m'intéresse à elle.

« Reconnaissante », c'était bien là le problème.

« La personne est plus importante que le photographe. »

La reconnaissance n'a pas lieu d'être. Son bien-être doit être le sujet, sa vie et son parcours doivent être mon inspiration.

Son humilité teintée de honte me fit comprendre les véritables raisons de ma présence. Ici, il ne s'agissait pas de sa part d'une revendication sociale ou d'une lutte, mais d'un besoin intime, un certain besoin de bien-être. Son bien-être, son équanimité, j'étais là pour ça. L'humilité, elle, changea de camp.

Quant au résultat et de ce qu'Afida en pensait : elle était heureuse de son image, de comment elle se voyait, et cela me suffisait.

Anne

Simone

Simone
Simone

Jean-Claude

Jean-Claude
Jean-Claude

Stéfanie

Stéfanie

Hafida

Hafida
Hafida